Les ONGs du réseau IPEN prêts pour la Rencontre régionale Afrique sur SAICM de l’ONU Environnement à Abidjan

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En préparation à la rencontre régionale Afrique de l’Approche Stratégique Internationale de la Gestion des produits chimiques (SAICM) qui s’ouvre du 6 au 8 février 2018 à Abidjan, les ONGs africaines du Réseau mondial International POPs Elemination Network IPEN ont tenu une séance de travail ce 5 février à Abidjan sur leur vision et position pour cette grande rencontre africaine.

Etaient présentes à cette réunion environs 25 ONGs venues de différents pays d’Afrique. Au menu, les discussions ont essentiellement tournée autour du document stratégique d’IPEN pour préparer la réunion régionale de la SAICM, dénommé en Anglais : « IPEN quick Views : Africa Regional SAICM Meeting ». Les IPENers ont échangé et travaillé en groupe afin de mieux assimiler et surtout enrichir les grandes directives d’IPEN sur les questions clés de la SAICM.
Du point de vu de l’IPEN, en ce qui concerne la Vision : «La vaste portée de la SAICM doit être sauvegardée car en son absence, il n’y aurait aucun forum international ou cadre réglementaire au sein duquel la grande majorité des préoccupations les plus urgentes liées à la sécurité des produits chimiques dans le monde pourrait être abordée ou examinée ».

Pour IPEN, l’objectif actualisé de la SAICM « qui allie l’objectif initial et ces autres déclarations consensuelles importantes » doit être : « De parvenir à une gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets tout au long de leur cycle de vie de manière à prévenir ou réduire au minimum les impacts négatifs sur la santé humaine et l’environnement », parce que selon la déclaration de IPEN, l’objectif de SAICM est bien intégré dans l’Agenda 2030 à son ODD 12.4 et dans la résolution de l’ANUE1/5.
« L’ODD12.4 a une date pour sa réalisation en 2020, mais il présente également une vision solide pour les objectifs d’au-delà 2020, compatibles avec le lien inhérent qui existe entre la sécurité des produits chimiques et le développement durable. L’ANUE1/5 offre également une langue utile pour la vision ».

Le réseau illustre sa position par ces points clés qu’il a fait ressorti dans sa déclaration : « L’approche stratégique a une étendue qui inclut : a) Les aspects environnemental, économique, social, sanitaire et du travail de la sécurité chimique, b) agricoles et industriels, en vue de promouvoir le développement durable et portant sur les produits chimiques à toutes les étapes de leur cycle de vie, y compris dans les produits. ODD12.4 : « d’ici à 2020, parvenir à une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et les déchets tout au long de leur cycle de vie, conformément aux cadres internationaux convenus et de réduire considérablement leur rejets dans l’air, l’eau et le sol afin de réduire au minimum leurs effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement »
« Pour parvenir à une gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets dangereux tout au long de leur cycle de vie dans les voies qui mènent à la prévention ou la réduction des effets nocifs importants sur la santé humaine et l’environnement constitue une contribution essentielle aux trois dimensions du développement durable ».

Par ailleurs, les participants ont également échangé sur le Compte rendu des résultats de la COP2 de la convention de Bamako tenue à Abidjan début de cette année 2018 portant sous le thème «la convention de Bamako,  une plateforme pour l’Afrique sans pollution ». Une convention qui interdit l’importation de déchets dangereux en Afrique et encourage la réduction et le contrôle des mouvements transfrontaliers de ces déchets sur le continent africain. Elle a été adoptée en 1991, mais peine à être mise en œuvre sur le continent depuis son adoption. Au cours des échanges, les IPENers ont regretté le fait que le nombre de pays ayant ratifié cette convention est restée inchangé depuis sa COP1 tenue en 2003, soit 22 ans après son adoption. Les ONGs africaines d’IPEN ont alors pris l’engagement de plaidoyer auprès de leur gouvernement respectif enfin que cette convention africaine soit davantage ratifié et mise en œuvre par les pays africains.

R.A

Abidjan