Fin du PAFROID : bilan positif après 4 ans de mise en œuvre

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Le Partenariat Inter-Universitaire entre l’Afrique et l’Océan Indien pour le Développement (PAFROID) est à l’heure de son évaluation après 4 ans de mise en œuvre. La réunion finale du comité de pilotage ouverte à ce propos ce mardi 24 juillet 2018 et ce pour deux jours à Lomé, permettra aux dix-sept (17) représentants des onze (11) universités partenaires de faire le point d’une collaboration qui a permis la mobilité de plusieurs étudiants et personnels administratifs au sein desdites universités.

Objectif du PAFROID:
Officiellement lancé en février 2014 à l’Université d’Antananarivo (Madagascar) et financé par l’Union européenne avec l’appui technique d’autres partenaires tels que, l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Université de la Réunion, PAFROID a été conçu pour faire profiter aux universités plus jeunes en développement, l’expérience de celles expérimentées aussi bien au niveau académique qu’au point de vue des échanges internationaux. Le projet devrait donc permettre d’octroyer 200 mobilités universitaires de master (100), de doctorat (50) ainsi que pour le personnel académique et administratif (50). Les formations proposées dans le cadre des mobilités PAFROID sont scientifiques et centrées sur l’énergie, l’ingénierie, l’agriculture et une thématique transversale consacrée à la télédétection et aux statistiques. A l’ouverture des travaux de cette réunion de clôture à Lomé, le Pr Roger RANDRIANJA, coordonnateur du projet, a dressé un bilan globalement positif de la mise en œuvre du PAFROID. Pour lui, ladite session leur permettra de faire des évaluations pour voir les perspectives futures pour une amélioration du partenariat entre les 11 universités ( 6 de l’Océan Indien et 5 de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest) et lui assurer une pérennisation qui doit s’ouvrir sur une autre porte, PAFROID 2.

Bilan pour l’Université de Lomé:
Etant l’une des 11 universités partenaires sur le projet, l’Université de Lomé (UL) s’en sort avec un bilan plutôt encourageant. Sur les 13 bourses de Master obtenues, 11 mobilités ont pu être réalisées et bouclées avec la possibilité offerte à certains boursiers par leurs universités d’accueil de pouvoir poursuivre leur cursus en doctorat. Un doctorant de l’UL a d’ailleurs pu effectuer pour exemple grâce à cette bourse, son voyage et soutenir sa thèse en 2017. En ce qui concerne le personnel administratif et académique, six (06) employés ont bénéficié de la bourse PAFROID, ce qui leur a permis d’enrichir leurs compétences dans leur domaine. Dans son allocution ouvrant officiellement les travaux de cette réunion, le Pr Komlan BATAWILA, 1er Vice-Président de l’UL, a relevé l’importance de PAFROID qui aide ses boursiers à découvrir d’autres pratiques ailleurs, dans le sens que ce projet leur offre , un renforcement de capacités aussi bien bénéfique pour eux-mêmes que pour leurs institutions de provenance. «PAFROID n’est pas juste un projet, c’est le PROJET qu’il fallait pour nous sortir des sentiers habituels. Si PAFROID n’existait pas, il fallait le mettre en place », a-t-il ajouté. Certains des boursiers togolais ont d’ailleurs reçus leur attestation servant de diplôme, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion, avec des témoignages du bienfait du PAFROID à l’appui.

En fin de coordination donc, le projet PAFROID devra si tout va bien connaitre sa phase 2, afin que de nouveaux étudiants et personnels académique et administratif puissent en bénéficier en faveur du développement de l’Afrique, comme le stipule d’ailleurs l’objectif principal qui lui assigné.
C.A